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enault
a commercialisé sa R5
Alpine en 1976. Suite logique à
la saga initiée dès les années 50
par la 4CV 1063, puis les Dauphine 1093 et Gordini et
évidemment la mythique R8 Gordini, cette "Alpine"
venait toutefois contrecarrer frontalement la Golf
GTI et son insolent succès depuis
1975. Depuis, Renault n'a eu de cesse de développer
une variante sportive pour sa "petite" gamme
: R5 Alpine turbo en 1981, 5 Alpine Turbo Lauréate
en 1984 et Supercinq
GT Turbo en 1985. Avec l'arrivée
de la nouvelle Clio en mai 1990, Renault
met le paquet pour en faire son nouveau cheval de bataille
dans la course au volume mais aussi à |
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l'image.
Joliment dessinée, bien présentée
et dotée d'une finition nettement plus qualitative
(initiée par la Renault
19), la Clio
fait mouche et conquis le public et les media. Pour
preuve, en novembre 1990 elle est élue "Voiture
de l'année 1991". En mai 91, la version
sportive vient coiffer la gamme. Dénommée
Clio
16S, en raison de son moteur quatre cylindres
coiffé d'une culasse à 16 soupapes (celui
de la Renault
19 16S), la dernière petite
bombe de Billancourt conjugue à
merveille look sportif, efficacité et performances.
Et elle se paie même le luxe de ravir à
sa grande rivale (vieillissante) la Peugeot
205 GTI 1,9 litres le titre envié
de meilleure
GTI !
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| >LA
RUPTURE CLIO ? |
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| Chez
Renault, la Clio est une véritable nouveauté
en 1990. Elle est en effet la première à
inaugurer une appellation avec un nom et non plus des
chiffres. Son style est également très soigné,
fluide et plus sexy, tandis que sa qualité et son
positionnement la repositionne vers le haut sur le marché.
Elle est en effet plus longue (+5 cm), plus large (+6
cm) et se veut plus polyvalente que la Supercinq
qu'elle remplace. |
LOOK
DE " BAD BOY "
Partant d'un dessin à l'origine très apprécié
du public, la Clio
16S se pare de la panoplie de la parfaite sportive
accomplie. Mais Renault est allé encore plus loin que
d'habitude car il ne s'agit pas uniquement d'ajouts aérodynamiques
sur la carrosserie. Avec ses voies bien plus larges que ses
surs plus placides, la 16S
profite donc de nouveaux panneaux de carrosseries qui enflent
ses ailes avant et arrière. Bien vu pour le look tout
en étant utile donc. Et dans les détails techniques,
les ailes avant sont en matériau composite appelé
Noryl GTX.
D'une épaisseur de 2 mm, elles sont légères
(860 g contre 2 kg pour une aile classique), souples et ont
la particularité, pour des chocs inférieurs
à 15 km/h, de se déformer et de retrouver ensuite
leur aspect d'origine. Elles sont de plus entièrement
recyclables. Les côtés de caisse monobloc (les
ailes arrière donc) sont spécifiques également
à la 16S.
Ils comprennent des panneaux d'aile arrière galbés
donnant d'avantage de volume aux passages de roues arrière
et des bas de caisse plus large dans la continuité
des ailes avant et arrière. La face avant est très
sportive dans son traitement avec son bouclier imposant et
enveloppant et surtout son capot muni d'un bossage rendu nécessaire
par le volume important du moteur et du collecteur d'admission,
et d'une prise d'air pour le refroidissement du collecteur
d'échappement. Dans les autres détails, on note
le becquet arrière et la découpe pour le passage
de l'échappement dans le bouclier arrière. Le
look et l'efficacité sont au rendez-vous puisque le
Cx est de 0,33, une belle valeur pour la catégorie
à rapporter aux 0,36 de la Fiesta RS Turbo.
COSSU
MAIS PINGRE
Pour les habitués de la Supercinq, la Clio a changé
radicalement la donne ! Stratégie de qualité
produit (réelle et perçue) initiée par
Raymond Levy, la Clio est la deuxième production de
Renault issue de cette stratégie après la R19.
La planche de bord fait la part belle à l'ergonomie,
aux qualités des assemblages et des plastiques employés.
La "casquette" Renault déborde do bloc instrument
et vient mourir au-dessus de la console centrale. Cela permet
à la Clio 16S d'avoir des manomètres supplémentaires
et d'offrir ainsi au conducteur sportif des indications complètes
sur la santé de sa bouillante mécanique : niveau
d'huile, pression d'huile, température d'huile, température
d'eau, tachymètre, compte-tours et jauge à carburant.
Volant trois branches et pommeau de vitesses en cuir flatte
les sens et le regard, tandis que les deux sièges avant
sont de type baquet pour un meilleur maintient lors d'une
conduite "virile". La sellerie est spécifique
et recouvre également les contreforts des portes. Côté
équipement de confort, c'est assez pingre de série
avec le recours aux options pour jouir de lève-vitres
électriques, centralisation, rétroviseurs extérieurs
dégivrant, peinture métallisée, autoradio
et satellites de commande
CUR
SPORTIF
Clio 16S et R19
16S même combat ! La Clio reprend en
effet le moteur de la Renault 19 16S, à savoir le F7P
de 1 764 cm3 (82 x 83,5 Alésage x course en mm) développant
140 ch à 6 500 tr/mn et un couple de 16,8 mkg à
4 250 tr/mn. Véritable cur sportif de cette Clio,
il profite de différents arguments techniques avec
en particulier : une culasse hémisphérique en
alliage léger à quatre soupapes par cylindres
disposées en V, un carter cylindre en fonte additionnée
de chrome et d'étain avec des chemises intégrées.
Le carter inférieur est solidaire du carter d'embrayage,
ce qui a pour avantage de procurer une meilleure rigidité
à l'ensemble moteur-boîte et de diminuer les
vibrations à haut régime. L'injection multipoints
et l'allumage sont couplés et pilotés par un
calculateur électronique qui gère aussi la coupure
d'injection en décélération et la régulation
du ralenti favorisant la consommation, et le limiteur de régime
coupant l'injection à 7 200 tr/mn évitant ainsi
les surrégimes. La boîte manuelle à 5
rapports dispose d'une démultiplication favorisant
les reprises (31,5 km/h au 1 000 tr/mn en 5e). Ses performances
sont à l'avenant avec une vitesse maximale de 212 km/h
et des accélérations sportives : 0 à
100 km/h en 7"8 et un kilomètre départ
arrêté en 28"9. Des valeurs qui permettent
à la Clio 16S, atmosphérique, d'être aussi
véloce que ses concurrentes directes turbocompressées
(Fiesta RS Turbo, Uno Turbo ie).
TRAINS
ROULANTS SPORT !
Avec la Clio 16S, les techniciens de Renault Sport ont conçu
un châssis XXL qui aurait accepté sans broncher
plus de puissance. Partant de la bonne base de départ
de la Renault Clio, la 16S bénéficie donc d'emblée
de sa grande rigidité de caisse, de son empattement
et de ses voies élargies (comparé à la
Supercinq). Sur la version 16S, les voies ont été
encore élargies pour une meilleure empreinte au sol
et une stabilité en courbe encore améliorée.
Le train avant est de type Mac Pherson avec triangle inférieur
et présente les particularités suivantes sur
la Clio 16S : raideur des fixations élastiques augmentée,
angles de train avant augmentés (pour une direction
plus précise), barre anti-roulis au diamètre
augmentée, ressorts de suspension adaptés, amortisseurs
à tarage spécifique et nouvelles jambes de force.
Le train arrière à bras tirés relègue
le quatre bras de la Supercing
GT Turbo au placard. Il est à épure
programmé et est complété d'une barre
anti-roulis au diamètre augmenté, de barres
de torsions et d'amortisseurs à tarage spécifiques.
La direction à crémaillère peut recevoir
en option une assistance. De série des jantes en acier
de 14 pouces au dessin spécifique (qui sera ensuite
partagé avec la Clio S 1.4) sont chaussées de
pneus en 185/60 R14 AV et AR. En option, les jantes alu de
15 pouces, identiques à celles de R19 16S cabriolet
sont chaussées en 185/55 R15 AV et AR. Avec ses quatre
freins à disques (dont deux ventilés à
l'avant), la Clio 16S ne craint pas les freinages tardifs.
L'ABS Bosch à 4 capteurs est proposé en option.
| >1992
: CATALYSEUR ET EQUIPEMENT AMELIORE |
 |
| Comme
toutes les sportives de cette époque, la Clio 16S
ne coupe pas à la réglementation européenne
sur la dépollution des mécaniques essence.
Un catalyseur est donc monté de série sur
la Clio 16S qui perd ainsi 3 ch dans la bataille pour
ne revendiquer désormais que 137 ch. Un moindre
mal comparé à la Peugeot 205 GTI 1,9 litres
qui tombe de 130 à 122 ch. Bonne nouvelle cependant,
Renault en profite pour améliorer l'ordinaire avec
un équipement de série qui progresse : jantes
alu de 15 pouces, lève-vitres électriques
et centralisation sont enfin dans la dotation de série.
Une option sellerie cuir est désormais disponible. |
| >1994
: FACELIFT ET CHANT DU CYGNE |

 |
| En
mars, léger facelift de la gamme Clio : calandre
et rétroviseurs extérieurs et équipement
enrichi (airbag conducteur et antidémarrage en
option sur toute la gamme essence). Nouvelles jantes alu
pour la Clio 16V (et non plus 16S) qui hérite de
celles de la R19 16S Phase 2. Fin 1995, la Clio 16V tire
sa révérence. Le catalogue Renault ne connaît
plus de Clio sportive "de pointe" (la Clio
Williams phase 2 est également arrêtée)
et il faudra attendre 1999 et la nouvelle Clio 2.0 RS
pour pouvoir enfin profiter d'une petite bombe de Billancourt. |
| >CHRONOLOGIE
RENAULT CLIO 16S |
|
1990
|
En
mai, lancement commercial de la nouvelle Renault Clio
qui vient remplacer la Supercinq
lancée en 1984.
En novembre, la Renault
Clio est élue " Voiture de
l'année 91 ". |
|
1991
|
En
janvier, commercialisation de la Clio 1.7 essence.
En février, commercialisation de la Renault Clio
Baccara.
En mai, lancement de la Renault
Clio 16S avec son 1,8 litres 16 soupapes
de 140 ch.
En août, commercialisation de la Renault Clio S
et son 1,4 litres de 80 ch et sa présentation spécifique. |
|
1992
|
En
septembre, le 1,7 litres essence est remplacé par
un 1,8 litres et la Clio RSi est commercialisée
avec son moteur de 110 ch.
La Clio 16S est dotée d'un catalyseur et perd 3
chevaux dans la bataille de la protection de l'environnement.
Son équipement est enrichi avec les jantes alu
de 15 pouces, les vitres électriques et la centralisation
de série. La sellerie cuir est disponible en option
et c'est nouveau. |
|
1993
|
En
avril, présentation de la Renault
Clio Williams avec son moteur deux litres
de 150 ch et sa présentation spécifique.
5 200 exemplaires sont produits avec une numérotation.
Le 1er juin, commercialisation de la Clio Williams.
En octobre, prétendeurs de ceintures de sécurité
avant et renforts dans les portières de série
sur toute la gamme. |
|
1994
|
Fin
de production de la Clio
Williams phase 1 numérotée.
En mars, léger facelift de la gamme Clio : calandre
et rétroviseurs extérieurs et équipement
enrichi (airbag conducteur et antidémarrage en
option sur toute la gamme essence). Nouvelles jantes alu
pour la Clio
16V (et non plus 16S) qui hérite
de celles de la R19
16S Phase 2.
En avril, commercialisation de la Clio Williams phase
2 non numérotée profitant des améliorations
esthétiques du facelift de la gamme Clio.
Commercialisation de la Clio
Williams Swiss Champion en Suisse, série
spéciale limitée à 500 ex. |
|
1995
|
En
mai, la gamme Clio reçoit des nouvelles teintes
de carrosserie.
Le bleu Méthyl (code 432) remplace le bleu Renault
Sport (code 449) sur plusieurs marchés.
En juin, arrêt de la production des Clio
Williams phase 2 après 12 100 exemplaires
sortis des chaînes.
Arrêt de la Renault Clio 16V. |
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1996
|
En
avril, facelift avec retouche de la calandre, des boucliers
et des optiques. |
|
1998
|
En
mars, commercialisation de la Clio
II en France. |
>Le
Guide des Sportives, retrouvez toutes les voitures
de sport Renault
sur le site Le
Guide des Sportives, le guide
des voitures de sport sur le net.
>Témoignages,
retrouvez des passionnés propriétaires de Renault
GTI et sportives dans la rubrique "Vous
et Votre GTI"
>Fonds
d'écran Renault
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