|
|
omme
son nom ne l'indique pas, la Renault
Clio Williams a été conçue
non pas pour célébrer les titres glânés
en Formule 1 avec l'écurie de Franck
Williams, mais avant tout pour une homologation
en compétition (2500 exemplaires minimum requis).
En effet, pour courrir en groupe A, Renault a besoin d'un
moteur deux litres pour être le mieux armé
dans sa catégorie. C'est donc en partant du |
|
bloc
moteur F7P de la Renault
Clio 16S que Renault va élaborer
son deux litres F7R.
|
PRESENTATION
UNIQUE !
En véritable sportive des années 90, la Clio
Williams affiche sans retenue sa présentation
spécifique et pimpante. Uniquement disponible dans
une teinte bleu Sport 449 (puis bleu Galassia 432 sur les
dernières séries) ses jantes Speedline (inspirées
de celles de la Clio
Coupe) dorée offrent un contraste saisissant.
De multiples logos dorés sont répartis sur la
caisses : "2.0" pour la cylindrée sur les
ailes avant, "Williams" sur les flancs et le hayon...
L'habitacle reçoit des sièges de Renault 19
16S qui sont recouverts d'une sellerie spéciale avec
un "W" brodé dessus. La planche de bord reste
identique à la Clio 16S mais reçoit des compteurs
à fond bleu (de la même couleur que la moquette)
et une plaque numérotée pour les premières
séries (les 3500 premiers exemplaires). Seules options
au catalogue possible pour la Williams
: l'Airbag et la radio 4 x 6 watts avec satellite de commande
au volant.
GROS
COEUR SOUS LE CAPOT...
L'augmentation
de la cylindrée du quatre cylindres Renault va donc
passer logiquement par un réalésage de 0,7 mm
et par l'adoption d'un vilebrequin de Clio... diesel (!) pour
faire passer la course de 83,5 à 93 mm. Ce vilebrequin
d'origine "roturière" permet ainsi de mieux
encaisser les contraintes liées à l'augmentation
du couple qui va désormais atteindre 175 Nm à
4 500 tr/mn. Si le bloc Renault de la Clio 16S est pratiquement
sans changement, tout l'équipage mobile a été
revu : bielles spécifiques, pistons forgés,
arbres à cames aux lois douvertures spécifiques
et à la levée augmentée, soupapes dadmission
plus grosses (diamètre passant de 26,6 a 30,1 mm).
Enfin, petite cerise sur le gâteau, le moteur F7R reçoit
une nouvelle culasse inédite qui est trempée
et résinée comme sur les moteurs Renault qui
équipent les Williams de Formule 1 ! Son moteur développe
ainsi 150 ch à 6 100 tr/mn et lui autorise de très
bonnes performances grâce à un poids "plûme"
de 990 kg : 216 km/h en vitesse maxi, le 0 à 100 km/h
abattu en 7,8 secondes et le kilomètre départ
arrêté en 28,9 secondes. A noter que la boîte
de vitesses de la Williams diffère de celle de la 16S
puisque spécifique et prévue pour encaisser
200 Nm de couple.
CHASSIS
AVEC RALLYE EN LIGNE DE MIRE
En plus
de l'évolution moteur, Renault va retravailler très
nettement le châssis et notamment le train avant pour
gagner en efficacité. C'est donc la Renault 19 16S
qui va servir de "banque d'organe" puisqu'elle va
céder ses bras triangulés, tandis que l'expérience
acquise avec la Clio Cup va profiter à la Williams
avec un nouveau train avant élargi de 34 mm. La caisse
est légèrement rabaissée et est dotée
d'amortisseurs spécifiques par rapport à la
Clio 16S. Dernier détail qui se remarque tout de suite,
les nouvelles jantes Speedline de 15 pouces par 7 de large
(contre 6,5 sur la Clio 16S) qui sont dorées et chaussées
de performants pneus en 185/55 VR 15.
| >1994
: FACELIFT ET CHANT DU CYGNE |
|
| Le
succès de la Williams est tel, que Renault qui
avait déjà prévu initialement plus
d'exemplaires que le minimum requis pour l'homologation
comptait en produire 3 800 exemplaires. Mais finalement
devant la demande très soutenue (la Williams n'est
pas commercialisée trop chère avec un prix
de 129 500 francs en 1993 -soit environ 20 000 euros-),
Renault va produire et vendre 5 417 exemplaires numérotés.
La deuxième série apparait en mars 1994
avec le face-lift dont profite la Clio Williams :
feux arrière fumés et bombés,
essuie-glace plus fins, baguettes latérales plus
épaisses, calandre à une barre, enrichissement
du niveau d'équipement.
La demande est toujours aussi soutenue avec 5 065 exemplaires
produits de Williams phase 2 ! Et pour en ajouter, dans
ces Williams phase 2, la Suisse va commercialiser 500
exemplaires d'une |

 |
| série
limiltée "Swiss Champion" qui se distingue
par quelques différences de détails : plaque
numérotée "Swiss Champion", plage
arrière bleue "accoustique", volant trois
branches spécifique, radio cassette 4 x 6 watts
avec un sattelite de commande au volant 6 haut-parleurs,
logo spécifique sur les ailes arrières...
Cette série limitée commémorait la
victoire de Daniel Hadorn , Champion Suisse sur voitures
de tourisme sur Renault Clio Williams en 1994. Mais en
fin août 95, Renault va devoir prévoir encore
une série de 1 618 exemplaires pour un total d'environ
12 100 exemplaires ! Pas mal pour une auto qui n'avait
besoin initialement que de 2 500 exemplaires pour courrir
en rallye. Le
1er janvier 1996, les nouvelles normes anti-pollutions
européennes entrent en vigueur, et Renault l'utilise
comme prétexte pour ne plus produire et vendre
la Clio Williams. D'ailleurs, dès avril de la même
année, Renaul opère un gros faec-lift sur
sa gamme Clio, et même la Clio 16S disparaît
du catalogue. Il faudra désormais attendre fin
1999 pour que les amateurs de Renault sportives puissent
goûter à nouveau aux joies de la conduite
sportive avec la Clio RS mk2 et son moteur deux litres
de 172 ch. |
| >CHRONOLOGIE
RENAULT
CLIO
WILLIAMS |
|
1990
|
En
mai, lancement commercial de la nouvelle Renault Clio
qui vient remplacer la Supercinq
lancée en 1984.
En novembre, la Renault
Clio est élue " Voiture de
l'année 91 ". |
|
1991
|
En
janvier, commercialisation de la Clio 1.7 essence.
En février, commercialisation de la Renault Clio
Baccara.
En mai, lancement de la Renault
Clio 16S avec son 1,8 litres 16 soupapes
de 140 ch.
En août, commercialisation de la Renault Clio S
et son 1,4 litres de 80 ch et sa présentation spécifique. |
|
1992
|
En
septembre, le 1,7 litres essence est remplacé par
un 1,8 litres et la Clio RSi est commercialisée
avec son moteur de 110 ch.
La Clio 16S est dotée d'un catalyseur et perd 3
chevaux dans la bataille de la protection de l'environnement.
Son équipement est enrichi avec les jantes alu
de 15 pouces, les vitres électriques et la centralisation
de série. La sellerie cuir est disponible en option
et c'est nouveau. |
|
1993
|
En
avril, présentation de la Renault
Clio Williams avec son moteur deux litres
de 150 ch et sa présentation spécifique.
5 200 exemplaires sont produits avec une numérotation.
Le 1er juin, commercialisation de la Clio Williams.
En octobre, prétendeurs de ceintures de sécurité
avant et renforts dans les portières de série
sur toute la gamme. |
|
1994
|
Fin
de production de la Clio
Williams phase 1 numérotée.
En mars, léger facelift de la gamme Clio : calandre
et rétroviseurs extérieurs et équipement
enrichi (airbag conducteur et antidémarrage en
option sur toute la gamme essence). Nouvelles jantes alu
pour la Clio
16V (et non plus 16S) qui hérite
de celles de la R19
16S Phase 2.
En avril, commercialisation de la Clio Williams phase
2 non numérotée profitant des améliorations
esthétiques du facelift de la gamme Clio.
Commercialisation de la Clio
Williams Swiss Champion en Suisse, série
spéciale limitée à 500 ex. |
|
1995
|
En
mai, la gamme Clio reçoit des nouvelles teintes
de carrosserie.
Le bleu Méthyl (code 432) remplace le bleu Renault
Sport (code 449) sur plusieurs marchés.
En juin, arrêt de la production des Clio
Williams phase 2 après 12 100 exemplaires
sortis des chaînes.
Arrêt de la Renault Clio 16V. |
|
1996
|
En
avril, facelift avec retouche de la calandre, des boucliers
et des optiques. |
|
1998
|
En
mars, commercialisation de la Clio
II en France. |
>Le
Guide des Sportives, retrouvez toutes les voitures
de sport Renault
sur le site Le
Guide des Sportives, le guide
des voitures de sport sur le net.
>Témoignages,
retrouvez des passionnés propriétaires de Renault
GTI et sportives dans la rubrique "Vous
et Votre GTI"
>Fonds
d'écran Renault
|