Alfa Romeo Alfasud Ti 1200 68 ch

alfa-romeo-alfasud-ti-68ch-12

Véritable révolution dans la firme de Milan, Alfa Romeo change de stratégie et joue la carte de l’expansion. Un appétit de volume qui est également un action « politique », le gouvernement italien étant le principal actionnaire depuis 1933 d’Alfa et qui compte bien profiter de l’occasion pour développer la partie sud de l’Italie. Pour mieux prendre conscience de l’impact de cette « révolution  » pour Alfa-Romeo, au-delà des clivages sur la notion de respect de l’identité de la marque ou non par à la fois le passage à la traction avant mais aussi à l’arrivée d’un modèle plus populaire et économique, en 1961 Alfa n’avait produit que 35 711 véhicules tous confondus, tandis qu’après 2 ans de commercialisation, l’Alfasud standard aura déjà été produite à près de 180 000 exemplaires. Une croissance des volumes qui aura un impact évident sur la firme de Milan, à tous niveaux. Rudoph Hruska, qui avait déjà géré le projet Giulietta chez Alfa et qui était parti chez Simca, est rappelé par Giuseppe Luraghi, président d’alors d’Alfa Romeo, pour superviser le projet Alfasud. Présentée au salon de Turin en novembre 1971, les premières Alfasud seront livrées en France qu’au début de l’année 1973. Quelques mois plus tard, en septembre, Alfa Romeo poursuit le développement de sa gamme avec une variante sportive qui vient coiffer la gamme « ‘sud » : l’Alfasud Ti et son moteur 1,2 litres de 68 ch. Les clients français ne pourront en profiter qu’à compter de mars 1974. Si la presse européenne est très élogieuse sur cette petite nouveauté italienne pour l’ensemble de sa gamme, il apparaît assez rapidement pour sa variante Ti (pour Tourisme International) que ses prestations demeurent trop limitées. En effet, la nouvelle Volkswagen Golf commercialisée en 1974 sort sa « bombe », la Golf 1 GTI en 1975 dont le moteur 1,6 litres injection développe 110 ch. Toujours dans la même catégorie, la Renault 5 Alpine arrive également avec ses 93 ch, sans compter les autres qui emboîtent le pas. Ainsi, dans cette catégorie GTI, la nouvelle Alfasud Ti avec son « petit » 1 186 cm3 et ses 68 ch semble bien timide pour venir s’imposer au firmament de la catégorie GTI.
Continuer la lecture

VN:F [1.9.22_1171]
VN:F [1.9.22_1171]

Simca 1100 Ti

simca-1100-ti-10

Simca 1100 Ti
1973 – 1978

Lorsque la Simca 1100 est dévoilée au public le 3 octobre 1967 au salon de Paris , nous sommes alors loin d’imaginer toutes les incertitudes du projet initial qui ont émaillé la conception de la future 1100. Avec le rachat de Simca par Chrysler, puis la succession de Henri Thédore Pigozzi , la situation est compliquée avec des tensions récurentes entre les USA et la France . Georges Héreil, le nouveau patron français de Simca est convaincu qu’une petite voiture compacte de moins de 4 mètres de long et dotée de solutions modernes techniques avec moteur transversal avant, roues avant motrices… a largement sa place sur le marché automobile européen . Mais les ingénieurs ne l’avaient pas attendu et il peut ainsi initier le projet « 928 » qui est déjà bien avancé . Reste à la vendre aux américains qui ont bien du mal à comprendre la logique d’une telle auto . Mais l’histoire donnera raison à Simca, car la 1100 deviendra même la voiture française la plus vendue en France. Continuer la lecture

VN:F [1.9.22_1171]
VN:F [1.9.22_1171]

Seat Fura Crono

seat-fura-crono-1

Seat Fura Crono
1983 – 1985

Après avoir été créé en 1950 par l’ association de l’ Institut national de l’ industrie (INI) et un pool bancaire associé au constructeur italien FIAT, Seat se libère de sa tutelle italienne avec la cession par le constructeur de Turin de sa participation en 1981. C’est dès l’ année suivante que Seat développe une politique de coopération industrielle et commerciale avec Volkswagen . Puis en 1986, VAG acquiert 51% du capital de Seat puis 75% dans la même année et enfin 100% en 1990. Continuer la lecture

VN:F [1.9.22_1171]
VN:F [1.9.22_1171]

Alfa-Romeo Alfasud Sprint 1L3

alfa-romeo-alfasud-sprint-1300-5

Chez Alfa Romeo, la tradition des coupés sportifs dérivés des berlines de la marque est devenue bien établie. Les Giulietta, puis Giulia ont donné naissance à des coupés qui se sont illustrés tant par leurs performances, leurs plastiques élégantes et raffinées, mais aussi par un engagement en compétition remarqué et remarquable ! Puis avec l’Alfasud , c’est la révolution chez Alfa Romeo… Voiture conçue pour donner une autre dimension au constructeur milanais, c’est à la fois une clientèle plus populaire qui est visée, tout en sacrifiant la propulsion puisque désormais les roues avant sont motrices. « Scandale » crient les puristes, mais le succès est au rendez-vous. Véritable condensé d’innovations techniques (moteur boxer, freins accolés en sortie de pont,…) l’Alfasud va rencontrer un franc succès et développer une variante sportive dès 1974 : l’Alfasud Ti avec son moteur 1,2 litres de 68 ch. Une puissance somme toute modeste qui ne lui permet pas de faire jeu égal avec les futures stars de la catégorie GTI que sont les Golf GTI (110 ch) et Renault 5 Alpine (93 ch). L’Alfasud doit prendre du muscle et se développer encore, ce qu’Alfa Romeo avait imaginé dès le départ en réalité. En effet, à partir de juillet 1977, l’Alfasud Ti gagne 100 cm3 en adoptant le moteur de la nouvelle venue : l’Alfasud Sprint. Cette dernière est un coupé sur base d’Alfasud qui joue la carte de la sportivité, de l’élégance et de la polyvalence. Une véritable réussite pour ce coupé populaire qui va réussir à se faire une place au soleil sans rester pour autant dans l’ombre de sa grande sœur, le coupé Alfetta GTV (basé sur la berline éponyme et donc propulsion).
Continuer la lecture

VN:F [1.9.22_1171]
VN:F [1.9.22_1171]

Innocenti de Tomaso Turbo

innocenti-detomaso-turbo-1

Innocenti de Tomaso Turbo
1983 – 1989

Le torchon brûle entre Innocenti et British Leyland ? C’est ce que l’on pourrait croire puisque le groupe britannique, alors pas au mieux de sa forme, décide de ne plus fournir son moteur 4 cylindres à la petite firme italienne. En réalité, depuis le rachat d’ Innocenti par Alejandro de Tomaso en 1975, les relations anglo-italiennes ne sont pas au beau fixe. Après que notre italo-argentin, également présent sur le segment des GT avec sa propre marque et également Maserati, ait dopé les Innocenti 90/120 en leur offrant le moteur des Mini Cooper 1275 cm3 de 80 ch, il lui faut donc trouver une autre mécanique courant 82. Mais il avait déjà tout prévu en homme avisé et va profiter de l’envie d’un constructeur japonais d’être présent en Europe et de se faire connaître. En effet, c’est donc avec Daihatsu qu’il va passer un accord de coopération et de fourniture de moteurs. Continuer la lecture

VN:F [1.9.22_1171]
VN:F [1.9.22_1171]