|
|
olkswagen,
depuis la Golf
GTI 1600 mk1,
s'est imposé comme l'initiateur et la démocratisation du phénomène
GTI. Non content d'avoir lancer le mythe auprès du public, Volkswagen
a souvent été la locomotive du segment des GTI
en imposant de nouvelles évolutions. Moteur avec culasse à 16 soupapes,
puis compresseur en G sur les Golf GTI Mk2 (les GTI
16S
ou 16V et les GTI | G60).
Sur sa Golf Mk3, les versions GTI et GTI 16V ont perduré, mais Volkswagen
a frappé un grand coup avec dès 1991 la Golf VR6 Mk3. Elle fut ainsi
la première à oser un moteur 6 cylindres dans une caisse compacte,
allant ainsi châsser sur des terres plus prestigieuses. Il faudra attendre
bien plus tard les Alfa Romeo 147 GTA et BMW 323 ti pour avoir une offre similaire.
Alors sur la quatrième génération de Golf, on était
en droit de s'attendre à une énième nouveauté en matière
de choix technique/technologique afin de conserver son avance dans le segment
des GTI. |
En
janvier 1998, Volkswagen dévoile sa nouvelle Golf Mk4. Dotée d'une
ligne très "lissée", presque discrète, elle conserve
en revanche la silhouette qui suit la Golf depuis ses débuts ou presque.
Elle profite également d'un habitacle à la finition qui fera date
dans le segment des compactes puisqu'elle va vite s'imposer comme la référence
à copier tant sur la qualité des matériaux employés
que des ajustages. Côté sport, la version GTI est au programme dès
le lancement, et pour la première fois depuis 1975, Volkswagen fait appel
à la suralimentation par un turbocompresseur. La Golf GTI développe
ainsi 150 ch via un 1,8 litres (quatre cylindres à 20 soupapes) mais va
vite décevoir les amateurs et passionnés de GTI en raison de son
caractère trop fade et de son châssis peu sportif (amortissement
surtout). A ses côtés, ce n'est pas la Golf V5 dotée d'un
VR6 emputé d'un cylindres et développant aussi 150 ch qui va relever
le gant du sport
automobile. Mais
qu'est devenue la Golf VR6 Mk3 qui semble donc sans décendance directe
?! Un temps on aurait pu espérer que la réponse vienne de la Golf
V6 4Motion Mk4, mais là encore, on était plus dans l'esprit compact
bourgeoise et sécuritaire, que dans la voiture de sport. Son V6 de 204
ch, quoique onctueux, ne lui permettait pas d'aller jouer dans la cours des super
compactes sportives comme la dernière Audi
S3 Mk1. Alors la réponse est venue décembre 2002
avec la commercialisation de la version R32.
Au programme, un V6 revu et un châssis plus sportif... Volkswagen
a prévu une version de pointe à sa gamme Golf Mk4 et tient à
le faire savoir ! Alors le physique de la Golf R32 Mk4 annonce fièrement
la couleur : les ailes ont pris de la carrure pour être plus larges et les
boucliers sont également plus gros dont ceux de devant avec de larges prises
d'air (un peu comme sur une Audi RS2 Mk1). De larges jantes de 18 pouces de diamètres
multibranches viennent remplir les arches de roues. La ligne d'échappement
est ponctuée par deux sorties rondes chromées à chaque extrémité
du bouclier arrière, mettant ainsi la puce à l'oreille du passionné
et connaisseur : sous le capot, un moteur V6 est présent... Côté
teintes de carrosserie, le client pouvait opter pour du bleu métal, du
noir ou du gris clair métal. Dans
l'habitacle, Volkswagen joue clairement la carte du luxe avec des touches de sport.
Tout est de série et les passagers avant peuvent profiter d'excellents
sièges Recaro en cuir, siglés du "R" stylisé issu
du logo "R32", également repris sur la banquette arrière.
La position de conduite est excellente, et pour rappeler la vocation sportive
de l'auto un pédalier alu est présent avec un large repose-pied
du même métal. Citons en vrac pour l'équipement de série
: Air conditionné, Clim automatique, Direction assistée, Fermeture
centralisée, Régulateur de vitesse, Sellerie cuir, Sièges
chauffants, Toit ouvrant, Vitres électriques, Volant ajustable. Seules
options disponibles : la navigation GPS. Sous
le capot, caché derrière le logo "R32" logé sur
la calandre, le V6 3,2 litres, le même que celui de l'Audi TT, est installé.
Doté d'une sonorité envoûtante, il développe 241 ch
à 6250 tr/mn et 320 Nm de couple de 2800 à 3200 tr/mn. Il présente
la particularité d'avoir un angle d'ouverture de 15° puisque héritier
du fameux moteur VR6 qui fit ses premières armes en 2,8 litres sous la
capot de la Golf VR6 Mk3 (174 ch), puis 2,9 litres sous le capot des coupés
Corrado (190 ch). L'intérêt d'une telle architecture est évidemment
de présenter un encombrement extérieur contenu tout en ayant accès
au 6 cylindres. Sur la Golf R32, ce VR6 bénéficie d'une culasse
multisoupapes, toujours unique, mais aussi d'un déphasage des deux simples
arbres à cames. Avec sa boîte mécanique à 6 rapports,
la Golf R32 permet ainsi d'atteindre de performances de choix avec 250 km/h en
vitesse maxi, un 0 à 100 km/h en moins de 7 secondes, et le kilomètre
départ arrêté en 27 secondes. Pour
passer la puissance au sol, les seules roues avant ne suffisent pas et c'est le
système Haldex (le même que celui de l'Audi S3 Mk1), qui est de la
partie. Rappelons que ce système est une transmission intégrale
non permanente dont le coupleur interpont n'entraîne les roues arrière
que lorsqu'il est détecté un patinage des roues avant. La Golf R32
semble posée par terre comme une auto "tunée" et ce n'est
pas qu'une illusion avec -2 cm par rapport aux autres Golf Mk4 standards. L'amortissement
a été revu et s'avère particulièrement dur. Pour ralentir
l'auto, Volkswagen n'a pas hésité à monter des gros freins
pincés par des étriers 4 pistons à l'avant. L'ABS est évidemment
de série. Les larges jantes alu de 18 pouces sont chaussées de pneus
conséquents en 225/40 ZR18. En
juin 2003, la Golf R32 se voit désormais dotée - à 200 exemplaires
seulement - dune transmission séquentielle à double embrayage
: la boîte DSG (Direct Shift Gearbox), boîte mécanique à
6 rapports utilisant le principe du double embrayage. La DSG supprime les à-coups
et les ruptures daccélération lors du changement de vitesse.
La boîte DSG réunit le meilleur des deux modes, elle allie le confort
dune transmission automatique à lagilité et la sobriété
dune boîte mécanique. Le principe ? La Boîte DSG nutilise
pas une, mais deux demi-boîtes de vitesse associées chacune à
deux embrayages. Lorsquune vitesse est sélectionnée, la boîte
présélectionne le rapport suivant ou inférieur afin dobtenir
un passage de vitesse sans à-coups ni délai. La DSG de la Golf R
32 se pilote également en mode automatique Sport avec la même souplesse.
Elle exploite alors toute la puissance en maintenant le rapport engagé
jusquà la zone rouge. Autre nouveauté : la DSG se pilote en
mode manuel séquentiel grâce à des palettes situées
derrière le volant : droite pour monter les rapports, gauche pour rétrograder.
Et enfin, comme en Formule 1, une procédure de départ arrêté
est aussi disponible dans le mode Sport. Les avantages ? - la Golf R 32
améliore encore sensiblement ses performances et passe de 0 à 100
km/h en 6,4 secondes. - Le temps de passage dun rapport à lautre
est très inférieur aux produits proposés par dautres
marques, y compris les plus prestigieuses. - La R 32 avec la boîte DSG
consomme (en mode automatique) 1.3 litres de moins au 100 km que la R 32 en boîte
manuelle avec un cheval de moins en puissance fiscale. Dans
le courant de l'année 2003, la Golf 4 R32 disparait du catalogue VAG. | >LES
SERIES SPECIALES VOLKSWAGEN GOLF R32 MK4 | >VOLKSWAGEN
R32 MK4 DSG - 06/2003
Venu seul sur le marché avec sa boîte
DSG et son double système d'embrayage supprimant les à-coups de
transmission, Volkswagen monte à 200 exemplaires sur la Golf R32 sa "boîte
à miracles".
|  |
| >LE
DOSSIER DE L'AUTOMOBILE SPORTIVE.COM VOLKSWAGEN
GOLF R32 MK4 | >UNE
NOUVELLE "R" La Golf IV n'a pas su ravir
les amateurs de sportives. Après la légendaire GTI, la VR6 avait
ouvert la voie de la berline compacte sportivo-bourgeoise mais la V6 4Motion,
tout comme la GTI, est tombée dans le piège de l'embourgeoisement.
Sans doute exaspéré des critiques à son encontre et toujours
soucieux de son image, VW réagit sur le tard avec une version bodybuildée,
baptisée "R32". Mieux vaut tard que jamais ne dit-on pas? Assurément,
la Golf R32 remet les pendules à l'heure en terme de performances pures.
Pour le reste... >>Lire
le dossier Volkswagen Golf R32 Mk4 de L'Automobile Sportive.com
|  |
| >CHRONOLOGIE
VOLKSWAGEN GOLF R32 MK4 | 1998 | Lancement
en janvier de la nouvelle Golf Mk4. Sont disponibles de suite une version GTI
avec un 1,8 litres turbo à 5 soupapes par cylindres de 150 ch mais aussi
une Golf V5 dotée d'un 5 cylindres 2,3 litres en "V" de 150 ch. En
octobre, toute la gamme est dotée des airbags latéraux. | 1999 | En
juin, une version break est disponible au catalogue, mais pas en version GTI. En
novembre, VW commercialise une version V6 2,8 litres de 204 ch avec transmission
intégrale 4Motion. Mais elle ne remplace pas réellement feue la
Golf VR6 Mk3 qui fit tant d'émule chez les passionnés. | 2001 | En
juin, Volkswagen dote toute sa gamme Golf Mk4 de l'ESP de série. En
septembre, le moteur VR5 de 2,3 litres passe à 170 ch et peut recevoir
en option une boîte de vitesses TipTronic. | 2002 | En
décembre, Volkswagen commercialise une version affûtée et
sportive : la Golf R32 Mk4, V6 de 241 ch, transmission 4Motion (système
Haldex), ailes élargies, jantes alu 18 pouces. La Golf GTI passe à
180 ch. | 2003 | En
juin, Volkswagen équipe en option sur une série limitée à
200 exemplaire la boîte DSG sur la Golf R32 Mk4. Arrêt de la gamme
Golf Mk4. |
Mais
aussi, toutes les Volkswagen sportives essayées dans le guide
des sportives de L'Automobile Sportive : ->
Volkswagen | >EN
MARGE DE LA SERIE... | | >VOLKSWAGEN
GOLF R32 EIP
Un très gros travail a été réalisé
sur cette Golf R32 "boostée" par un gros turbo qui développe
ainsi près de 600 ch. Tout a été renforcé pour ce
missile sol-sol à commencer par sa transmission... |
|