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epuis
1970, d'abord sous la marque Datsun en Europe, puis sous
la marque Nissan
au gré des stratégies des marques
du constructeur Nissan, la Cherry
vient jouer des coudes dans la catégorie des compactes
(Golf
, Escort,
Kadett).
En 1982, la 4ème génération type
N12 est ainsi commercialisée avec des lignes plus
tendues. Et comme toutes les compactes des années
80, une version sportive n'est pas oubliée dans
le catalogue du |
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constructeur
japonais. Ainsi, en décembre 1983, la Société
Richard, alors importateur Nissan en France basé
au Chesnay dans les Yvelines, est fière de nous
annoncer la commercialisation de la nouvelle Nissan
Cherry Turbo (N12). Avec son moteur 1,5 litres gavé
par un turbocompresseur, la Cherry Turbo (N12) développe
114 ch pour un poids de 885 kg. Des valeurs dans le
ton de la catégorie, mais est-ce suffisant pour
se faire une place au soleil dans la catégorie
GTI alors si relevée et si renommée ?...
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PRESENTATION
SPORTIVE
La Nissan Cherry Turbo ne déroge pas à la règle
du " costume de sport ". Pas étonnant de
retrouver ce qui faisait alors recette sur les GTI des eighties
: boucliers plus enveloppants en polypropylène complété
d'un spoiler avant, baguettes de protection latérales,
partie inférieure du véhicule noire, sabot d'ailes.
Pour les détails on notera que si les jantes sont en
tôle, elle sont agrémentées de cercles
chromés tandis que l'embout d'échappement est
en inox. Le toit ouvrant, de type sunroof, est de série,
et la peinture métallisée, c'est à signaler,
est de série. Quatre coloris sont donc au choix du
client : jaune, rouge, noir ou argent métallisé.
INTERIEUR
DE GTI
Le premier équipement qui flatte l'ego du pilote qui
sommeille en vous sont les baquets Recaro de série,
recouverts d'un drap noir à filets bleu autorisant
maintien et confort. La planche de bord est dans la veine
des productions japonaises des années 80 avec une qualité
d'assemblage et de finition qui compense un dessin assez classique
et peu inspiré. L'instrumentation est complète
avec ses lettrages rouges (cela fait plus sport !) : compte-tours,
tachymètre gradué jusqu'à 200 km/h, jauge
à essence, température d'eau
L'équipement
de série est très complet (2 rétros extérieurs
réglables de l'intérieur, essuie-glace AR, vitres
électriques, radio PO/GO K7
) et généreux
pour l'époque, surtout que ses rivales directes sont
plus chères ou au mieux, au même tarif.
MOTEUR
REVU A LA HAUSSE !
Histoire de pouvoir jouer les troubles fêtes dans une
catégorie GTI très disputée face aux
Golf GTI, R5 Alpine, 205 GTI ou autre Escort XR3, Nissan a
opté pour le turbocompresseur afin de doper son moteur
1,5 litres. Mais n'imaginez pas qu'il a juste suffit de placer
le turbocompresseur dans le compartiment moteur. La Cherry
Turbo (N12) reprend certes le moteur atmosphérique
de la Cherry type E15, mais il est ici renforcé au
niveau de l'équipage mobile : vilebrequin, bielle et
piston. Il est également protégé contre
les hautes températures de combustion. Avec sa boîte
5 manuelle, la Cherry Turbo (N12) vient arracher un 185 km/h
en vitesse maxi et le 0 à 100 km/h est franchi en 9"5.
Des valeurs dans le ton de ses rivales du moment, mais qui
ne lui permet pas pour autant de prendre le large.
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>TURBO
ET INJECTION ELECTRONIQUE
La suralimentation de la Cherry Turbo (N12) est assurée
par un turbo compresseur type T2 de fabrique Air Research
Industrial Division. Sa pression de sortie d'air varie
du ralenti moteur jusqu'à 2 400 tr/mn du moteur
à 500 m.bar. Le rapport volumétrique est
de 7,4. La carburation est assurée par l'injection
électronique. Les injecteurs montés sur
le collecteur d'admission sont commandés par
un boîtier électronique recevant d'un micro-processeur
des instructions leur permettant d'effectuer l'injection
soit séquentielle soit simultanée ou un
mariage des deux. A noter que le turbocompresseur et
les pièces avoisinantes sont dotées d'un
système de ventilation pour le refroidissement.
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CHASSIS
SPORT
Classique coque autoporteuse comme toute GTI contemporaines,
la suspension AV fait confiance à un système
éprouvé qu'est le McPherson avec amortisseurs
téléscopiques à double effet et de ressorts
hélicoïdaux. Une barre stabilisatrice vient compléter
ce dispositif. L'essieu AR à bras tirés est
également un classique du genre. La direction est à
crémaillère sans assistance. Le freinage est
confié à des disques ventilés AV et des
tambours AR. Les jantes en tôles sont chaussées
en 155 SR13, mais en option le client peut compter sur des
175/70 HR13 plus convaincants et sportifs. Le poids reste
contenu sous les 900 kilos permettant ainsi un rapport poids/puissance
de 7,76 kg/ch.
En 1986,
la Nissan Cherry Turbo (N12) est retirée du catalogue
comme toute la gamme Nissan Cherry puisque la Sunny vient
reprendre le flambeau de cette lignée initiée
15 ans plus tôt.
| >CHRONOLOGIE
NISSAN
CHERRY N12 |
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1970
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La
première Datsun Cherry code E10 est commercialisée. |
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1982
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Commercialisation
de la 4e génération de Nissan Cherry code
N12. |
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1983
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En
décembre, commercialisation en France de la Nissan
Cherry Turbo (N12).
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1986
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En
1986, la Nissan Cherry N12 cède sa place à
la nouvelle Nissan Sunny. |
>Le
Guide des Sportives, retrouvez toutes les voitures
de sport Nissan
et Infiniti
sur le site Le
Guide des Sportives, le guide
des voitures de sport sur le net.
Témoignages,
retrouvez des passionnés propriétaires de Nissan
GTI et sportives dans la rubrique "Vous
et Votre GTI"
| >EN
MARGE DE LA SERIE... |
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>ALFA
ROMEO
ARNA : LA CHERRY ITALIENNE ?
En
1983, fruit de la collaboration entre Alfa Romeo et
Nissan, l'Alfa Romeo Arna reprenant la base et la carrosserie
de la Cherry, mais dotée de moteurs issus de
l'Alfasud vient apporter une réponse plus moderne
et économique dans le catalogue Alfa Romeo. Mais
l'histoire de la firme de Milan est très
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mouvementée,
et suite au rachat d'Alfa Romeo par le groupe Fiat,
l'Alfa Romeo Arna voit sa carrière avortée
en 1987 après 53 047 exemplaires produits.
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