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l'ensemble des passionnés semblent s'accorder sur
la paternité du phénomène GTI revient
à la Golf 1 du même nom, nous souhaitons,
sans polémiques stériles ou mauvaise foi,
revenir sur les racines des GTI, tant selon nous, la Golf
n'est pas l'initiatrice mais plutôt celle qui a
su matérialiser le mieux ce phénomène
et l'amplifier au bon moment avec talent et brio. La Golf
accélérateur du mythe GTI et " metteuse
" en orbite ? Mais alors, qui a ouvert le bal ? Vous
allez le voir, c'est certainement bien plus ancien qu'on
ne le pense... |
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| Textes
: N. LISZEWSKI - Photos : DR. |
25/12/2009
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utant
lever de suite toute ambiguïté : le propos
de l'article n'est pas de contester l'apport et le rôle
incontournable de la VW Golf GTI dans le phénomène
GTI. Sans la Golf, le mouvement n'aurai peut être
jamais été amplifié et médiatisé
de la sorte. Nous souhaitons plutôt revenir sur
certains termes précis et surtout sur l'origine
de ce concept et des premières GTI. En effet, sans
entrer dans le détail, les Mini Cooper mk1, les
Renault 8 Gordini, les Ford Cortina Lotus ont existé
bien avant la Golf et leur concept général
était rigoureusement le même que celui de
la |
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première Golf GTI, ou même des GTI phares
des années 80 : Peugeot 205 GTI, Renault Supercinq
GT Turbo, Golf 2 GTI, Ford Escort XR3 et RS Turbo
Mais il est vrai que ces " sportives populaires
" des années 60 n'ont pas été
conçues dans le même contexte que la Golf
GTI mk1.
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DEFINITION
D'UN CONCEPT
Les débats ont souvent été nombreux dans
les soirées de passionnés, les rencontres clubs,
les sorties circuits et surtout sur les forums des sites internet
consacrés à l'automobile. Après avoir
longuement discuté, échangé, débattu,
quelques grandes lignes du concept de base des GTI sont tout
de même évidente à commencer par ce postulat
de base : une GTI est une auto de série qui est améliorée
en look (souvent), en châssis et qui reçoit une
mécanique plus performante que d'ordinaire. Elle est
ainsi souvent dotée de performances qui lui permettent
d'aller jouer les troubles fêtes dans les catégories
supérieures (souvent à motorisations également
plus viriles sur le papier) mais avant tout de garder un tarif
abordable et populaire. Voiture de série améliorée,
performances de la classe supérieure et prix abordable.
Tel semble être l'essence même du concept des
GTI. Si l'on s'arrête à cette définition
certes simpliste, mais réaliste, les sportives des
années 60 cités plus haut rentrent évidemment
dans la définition d'une GTI. Mais assez rapidement
lors des débats ça et là, il est apparu
que le gabarit d'une GTI est également à prendre
en considération car souvent lié aussi au poids
général de l'auto (avec une incidence immédiate
sur le rapport poids/puissance et sur l'agilité de
comportement routier). Les GTI seront donc aussi des autos
des segments actuels A et B. Au-dessus, c'est hors sujet.
LE
COUP DE GENIE DE VOLKSWAGEN Bien souvent, ce ne sont pas les inventeurs
ou techniciens qui savent le mieux rendre accessible au grand public leurs idées
ou trouvailles. Et pour le phénomène GTI, Volkswagen a su se montrer
particulièrement habile. Depuis les débuts de l'automobile, la compétition
automobile et les variantes sportives ont certes assouvi les passionnés
d'automobiles sportives, mais aussi et surtout servis d'image pour dynamiser une
marque et/ou une gamme et servir de locomotive. La VW Golf GTI est typiquement
dans ce cas de figure, puisque la première année de commercialisation
de la VW Golf en 1974 n'était pas, en France, un franc succès avec
un démarrage timide. Puis dès 1975, la VW Golf GTI arrive dans les
show-rooms avec une presse auto à ses pieds, des campagnes de pubs ad hoc,
une plastique avantageuse, une coupe de compétition sportive (les plus
anciens de nos lecteurs y verront une similitude troublante avec d'autres autos
: R8 Gordini, Simca 1000 Rallye). Et si les précédentes sportives
populaires des sixties avaient connu une vie dans une période de rêve
et d'opulence, alors que l'or noir avait plus la couleur noir que d'or, la Golf
GTI vint à point nommé dans un contexte de crise. Elle proposait
alors du sport accessible, avec une fiscalité et des consommations encore
politiquement corrects en ces temps de crise pétrolière, et surtout,
puisque le monde occidental était en crise, elle n'affichait pas le même
caractère ostentatoire que des GT ou coupé plus évocateurs
de performances. Il ne faut pas chercher plus loin les raisons d'un succès
qui dépasse même les qualités intrinsèques d'un modèle. ET
AVANT ALORS ? Si l'on accepte donc ce raisonnement que la Golf GTI est
plus celle qui a su profiter d'une époque propice à l'éclosion
des GTI, mais aussi que son offre alléchante et très bien "
packagée " en marketing a su imposer en plus un " label ",
presque une " marque ", à quand remontent donc les racines des
GTI, concept finalement certainement plus vieux que la Golf elle-même. On
a parlé des sportives populaires des sixties et seventies, mais avant ?
En y réfléchissant de plus près, et les GTI ont toujours
existé depuis l'après-guerre, mais de manière plus artisanales.
On devait souvent à des préparateurs un peu sorciers ces traits
de génie et bricolage performants sur des autos qui au départ ne
semblaient pas propices au sport automobile. La France de l'après-guerre
et même l'Europe, en pleine re-construction scinde globalement sa production
automobile en deux : le haut de gamme pour attirer des devises or nécessaires
aux états, ou du populaire pour motoriser rapidement la masse. Les constructeurs
entre ces deux extrêmes ne réussirent souvent pas à subsister
faute de clientèle. On pense à Hotchkiss qui se vantait d'être
la marque " du juste milieu " et qui finalement succomba. Simca, Renault,
Citroën, Peugeot et dans une moindre mesure Panhard, eurent donc la mission
de motoriser les familles de France. Quelques préparateurs de talent se
penchèrent sur certaines productions, généralement les plus
compactes et moins lourdes (tiens ! on revient sur la notion de compacité
et poids
) et se prénommaient pour les plus célèbres
Gordini, Abarth, Darl'Mat
Même un futur créateur de marque,
Jean Rédélé se chargea de la Renault 4 CV. La Régie
elle-même n'oublia pas de prévoir une 4 CV 1063 qui était
finalement un ancêtre de GTI et dont le premier prétexte était
la compétition automobile. LES
ANCETRES
ET EPILOGUE Les GTI auraient-elles donc trouvé leurs
racines après-guerre ? Par rapport à la définition du concept
même de " GTI " évoqué plus haut, certainement,
mais en creusant un peu plus avant guerre, la production automobile, notamment
française, alors florissante, nous réserve quelques surprises. Les
années 20 et 30 marquent une apogée du style automobile français.
Les carrosseries sont sur mesure, lourdes et posées sur des châssis
en bois avec souvent des moteurs de forte cylindrée au rapport ch/l qui
fera éclater de rire n'importe quel moteur sportif moderne. Et sinon, les
" petites " populaires sont déjà sur le marché
chez les futurs constructeurs généralistes. Mais il existait pourtant
au moins un constructeur français qui se chargeait du sport populaire :
Amilcar. Totalement oublié des jeunes internautes, cette marque française
fabriquait des voitures de sport pour les jeunes (avec des moyens aisés
tout de même pour l'époque). Leur concept résidait dans de
petits moteurs, mais un poids allégé, un gabarit compact et un châssis
qui se voulait sportif. Si les Amilcar les plus connues étaient découvertes
sous la forme de roadsters (un peu des mini Bugatti Type 35 en gabarit), certaines
étaient en version fermées. La boucle est bouclée ?
>CONCLUSION
Alors ? GTI or not GTI ? Quelles sont les racines de ce
concept ? Autant l'avouer de suite, ce n'est pas la Golf GTI
qui a initié le mouvement. Les " GTI ", même
si on ne les appelait pas comme cela, étaient déjà
présentes après-guerre. Mais la grosse différence
entre avant la Golf GTI et après, c'est la raison d'existence
des GTI. Jusqu'à l'arrivée de la Golf GTI 1600
en 1975, la plupart des GTI naissantes étaient avant
tout destinées à permettre une homologation
en compétition ou à servir d'étendard
sur les pistes et les routes. Or, la Golf GTI n'a pas été
conçue au départ spécialement pour ce
rôle, mais avant par un groupe de passionnés,
et en plus pour servir finalement d'image à toute une
gamme. Avec un marketing très intelligent et simple,
la Golf GTI a initié un mouvement et réussi
à dissocier le prétexte de la compétition
et de la production en série grand public. Depuis ce
temps, et bien que la commercialisation certaines autos (Focus
RS, Clio Williams
) servent encore occasionnellement
de prétexte à l'homologation en compétition,
la grande majorité des GTI a pour but ultime d'être
l'étendard de la gamme et non plus l'étendard
sur les pistes et routes. Voilà certainement là
le tour de force de Volkswagen, d'avoir su faire comprendre
qu'une GTI n'était pas que pour des pilotes, mais pour
le grand public. Bravo !
>Témoignages,
retrouvez des passionnés propriétaires de GTI
et sportives dans la rubrique "Vous
et Votre GTI"
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