| | près
une carrière en demi-teinte pour les sportives compactes produites à
Billancourt, Renault
tire les conclusions qui s'imposent. Les Renault
9 et 11 Turbo, malgré leurs performances affichaient une
présentation pas toujours de qualité et des techniques finalement
assez rustiques avec leur mécanique à bloc en fonte et turbocompresseur
à l'ancienne. Après | l'impulsion
du défunt Georges Besse (ancien PDG de Renault tué dans un attentat)
sur une stratégie produit orientée qualité et rentabilité,
Raymond Loevy prend la suite en gardant le même cap. C'est dans ce contexte
que le projet X53
pris naissance en novembre 1984 avec les premières esquisses. Seulement
42 mois seront nécessaire à l'élaboration du projet ce qui
était alors nouveau chez Renault. |
Au
bout de 10 mois seulement, le style est déjà figé. Une rapidité
d'exécution qui ne profitera pas à la Renault
19 16S puisque rapidement la presse spécialisée la
surnommera " l'arlésienne ". C'est en septembre 1988 que sera
présenté officiellement la Renault 19 en 3 et 5 portes, mais la
version sportive devra patienter jusqu'en 1990 pour être enfin disponible
en concessions. Un retard du à des retards d'industrialisation des culasses
à 12 soupapes montées sous les capots de la Renault 21 et 25 TXI.
Du coup, la R19
en fait les frais, sans compter d'autres impératifs de qualités
qui n'étaient pas pleinement atteints. Résultat, la Renault 19 16S
disposait également en développement d'une version groupe A, mais
qui fut rapidement éclipsée par la Clio 16S Groupe A récemment
commercialisée et devenue prioritaire en terme d'image. | >LA
VALSE DES ETIQUETTES ! | | | Talbot,
Lotus, Simca, Chrysler Europe, Sunbeam, Hillman, Roots... Cette véritable
valse des marques et étiquettes, conséquence directe des rachats
successifs de différents groupes, ne profite évidemment pas à
la pauvre Sunbeam Lotus. Sans compter que chaque rachat impose des modèles/marques
supplémentaires à certains distributeurs tandis que d'autres distributeurs
perdent leurs panneaux. Ainsi, pour la France, un distributeur Simca, après
avoir eut la Simca Horizon, puis Chrysler Horizon, puis Talbot Horizon devra distribuer
sans trop comprendre pourquoi la Talbot Sunbeam, assez proche | 
 | | visuellement
de l'Horizon, mais différente à bien des égards, à
commencer pour l'entretien et la réparation. Ce qu'il ne sait pas, c'est
que par la suite, les directions commerciales régionales de Peugeot vont
trancher entre les concessionnaires ex-Simca et les Peugeot pour donner l'exclusivité
du panneau Peugeot-Talbot. Pas pour longtemps, puisque Talbot sera retiré
du catalogue de PSA en 1985. Pas toujours facile la vie de concessionnaire automobile... |
| >AUSTERE
ET ASCETE | L'habitacle
est des plus rustique à l'image de la conception de cette Sunbeam. Il faut
avouer qu'au départ, la Sunbeam avait une vocation avant tout populaire.
Il fallait donc faire simple et économique pour la "masse" automobile.
Alors pour la transformer en | |
sportive, il a fallu piocher dans quelques catalogue d'accessoires, mais sans
plus, à croire que les budgets étaient réellement serrés.
On trouve ainsi un volant trois branches typé sport, des sièges
baquets recouverts d'une sellerie claire et... c'est tout ! Certes, le levier
de vitesses de la boîte ZF est bien là, mais pour le reste on est
dans le basique. Et on ne peut même pas se féliciter de cet équipement
d'ascète car le poids n'en profite pas réellement avec une masse
totale qui frise la tonne alors qu'une Golf GTI 1600 ne dépasse pas les
900 kilos. Et que dire de l'instrumentation peu complète et peu précise.
A noter une certaine prétention affichée avec un tachymètre
gradué à... 240 km/h, tandis que la zone rouge commence à
6 500 tr/mn. |
C'est
à l'intérieur que la politique qualité Renault est la plus
notable. Si l'ambiance à bord est plutôt triste, les plastiques sont
de qualité, les assemblages soignés et on se sent vite à
bord d'une auto cossue. La planche de bord présente un dessin avec une
console centrale légèrement inclinée vers le conducteur comme
sur les BMW des années 80-90. Toutes les fonctions de confort sont regroupées
sur la console centrale (lève-vitres électriques, warnings, fermeture
centralisée,
). Petit détail amusant alors, un petit cache
était prévu pour masquer l'autoradio. Malgré cela la dotation
de série était plutôt pingre obligeant ainsi le client sportif
de puiser dans le catalogue des options avec le pack 1 pour les vitres et rétroviseurs
électriques et fermeture centralisée. L'ordinateur de bord est également
en option, de même que l'intérieur cuir, le toit ouvrant ou la peinture
métal. Le combiné d'instruments affiche des lettrages orangés
stylisés tandis que plus près du conducteur le volant trois branches
sport est de belle facture. Bien
évidemment, la grande nouveauté dans cette version sportive de la
Renault 19 est sa mécanique. Un choix stratégique pour Renault qui
change son fusil d'épaule, lui le constructeur des années turbo
et qui a su imposer cette technique en Formule 1 non sans déconvenues.
C'est en réalité toute la gamme Renault 19 qui profite de nouveaux
moteurs dont un très moderne Energy. La R19
16S hérite d'un nouveau 16 soupapes essence. Toujours avec
son bloc en fonte dérivé de la mécanique des Renault 9 et
11, ce 1 721 cm3 a été réalésé en conservant
la même course à 1 764 cm3. Du coup, il reste dans les grandes lignes
un moteur " longue course " plutôt propice à la souplesse
qu'à la hargne nécessaire pour les voitures sportives. Les techniciens
de Renault ne sont pas restés inactifs car cette mécanique dispose
de nombreux raffinements : culasse en alliage léger de type hémisphérique,
poussoirs hydrauliques, soupapes d'échappement refroidies au sodium, pistons
avec des jupes ajourées avec des segments à l'épaisseur réduite,
gicleur d'huile logé à la base des chemises refroidissant les fonds
des pistons
La puissance annoncée est de 140 ch à 6 500 tr/mn
et le couple de 16,8 à 4 250 tr/mn. La
boîte de vitesses mécanique est à 5 rapports. Les performances
revendiquées sont bonnes mais pas exceptionnelles pour la catégorie
avec 215 km/h en pointe et moins de 30 secondes au mille mètres départ
arrêté. Mais c'est surtout sur l'exercice des reprises que la 19
est à la peine. Le
véritable point fort de la Renault 19 16S est assurément sa partie
châssis que les techniciens de Billancourt se sont attachés à
développer. Il faut reconnaître qu'ils ont eut le temps de bien faire
vu les retards enregistrés ! Profitant ainsi pleinement de la mise au point
de la version groupe A avec Jean Ragnotti notamment, la 16 soupapes de route semble
surdimensionnée pour sa mécanique. C'est un ensemble pseudo McPherson
triangulé à l'avant et un essieu quatre bras " maison "
à l'arrière qui sont aux commandes des roues. Ces dernières,
à l'époque, étaient alors chaussées très sportivement
avec des Michelin MXV2 en 195/50 R15. Ajoutez à cela un amortissement bien
calibré et la Renault 19 16S se joue de ses rivales en tenue de route.
A noter, signe qui ne trompe pas, que la Clio
Williams reprendra le train avant et ses voies élargies
à la Renault 19 16S, preuve du travail de qualité réalisé
pour la compacte sportive de Renault. Les freins sont à disques sur les
quatre roues et ventilés sur l'essieu avant. En option à près
de 9 000 francs (env. 1 400 euros), le client pouvait opter pour l'ABS Bendix.
| >FACE
AVANT MODIFIEE EN 1980... |  Série
1 |  Série
2 | C'est
lors du facelift de la gamme Sunbeam que la face avant sera la modification la
plus visible. La ressemblance avec la Simca-Talbot Horizon française est
alors plus troublante encore... |
En
1995, c'est en silence et discrétion que la Renault 19 16S quitte la scène.
C'est la Mégane 16V qui prendra le relais en adoptant le moteur de la Clio
Williams. La Renault 19 16S a été la grande sacrifiée car
c'est elle qui a remis Renault sur les rails de la qualité perçue,
elle a inauguré une nouvelle rigueur châssis et trains roulants qui
sera réutilisée pour d'autres modèles, et sa mécanique,
certes un peu terne pour une auto de plus d'une tonne a permis aux motoristes
de la marque au losange de tirer les enseignements d'une nouvelle stratégie
"tout atmo". | >LES
SERIES SPECIALES TALBOT SUNBEAM LOTUS | >TALBOT
SUNBEAM LOTUS GROUPE 2 - 1980-81
Quelle épopée pour cette
auto oubliée de tous aujourd'hui ! Sa simplicité et sa rusticité
de conception ont été les artisans de la victoire avec des pilotes
de talents. Un titre de champion du monde en 1981 ! |  | >TALBOT
SUNBEAM LOTUS "AVON" - 1981
La Sunbeam Lotus se vend mal et 150
exemplaires sont donc initialement prévus pour être convertis en
série spéciale "Avon" avec sa couleur bleue. Las, seuls
50 exemplaires seront réellement convertis et vendus. |  |
| >LE
DOSSIER DE L'AUTOMOBILE SPORTIVE.COM TALBOT
SUNBEAM LOTUS | >LE
MEILLEUR... ET LE PIRE
Parfois,
le destin d'une auto à priori banale et sans avenir se transforme en compte
de fée à rebondissements. La Chrysler-Simca-Talbot Sunbeam Lotus
fait partie de ces automobiles qui ont prouvé qu'avec du talent et du génie,
on peut transformer une vilaine citrouille en un superbe carrosse, capable de
remporter le championnat du monde des rallyes ! Et rien que pour ça, cette
automobile mérite qu'on parle encore d'elle... >>Lire
le dossier Talbot Sunbeam Lotus de L'Automobile Sportive.com
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| >CHRONOLOGIE
TALBOT SUNBEAM LOTUS | 1977 | Lancement
de la Chrysler Sunbeam. | 1978 | Chrysler
Europe dévoile et commercialise la Sunbeam Ti dotée d'un 1600 cm3
de 100 ch. A l'automne, la Sunbeam est intégrée à la gamme
Simca en France. | 1979 | En
mars, au salon de Genève, Simca dévoile la Sunbeam Lotus équipée
du 2,2 litres 16 soupapes de 150 ch. | 1980 | Au
1er janvier, Simca devient Talbot-Simca. A l'été restylage de
la face avant. Version Lotus Série 2 (moteur 155 ch, sellerie Picadilly). Homologation
en groupe 2 (230 ch). Victoire au Rallye RAC anglais de la Sunbeam Lotus Groupe
2. | 1981 | Talbot-Simca
devient Talbot. La Sunbeam Lotus remporte le championnat du monde des constructeurs
des Rallyes avec Guy Fréquelin. Fin de la production de la Sunbeam,
dernière série Lotus "Avon" à carrosserie bi-ton
bleue. Victoire au Rallye RAC anglais de la Sunbeam Lotus Groupe 2. | 1982 | Victoire
au Rallye RAC anglais de la Sunbeam Lotus Groupe 2. La FIA met en place les
Groupe B. Retrait officiel de la Sunbeam Lotus des Rallyes, mais de nombreux privés
l'utiliseront dans différentes disciplines. |
>Témoignages,
retrouvez des passionnés propriétaires de Talbot
GTI et sportives dans la rubrique "Vous
et Votre GTI"
>Fonds
d'écran Talbot Mais
aussi, toutes les Talbot
sportives essayées dans le guide
des sportives de L'Automobile
Sportive : ->
Talbot | >EN
MARGE DE LA SERIE... | | >LOTUS
ECLAT
La bouillante mécanique de la Sunbeam Lotus est une vieille
connaissance car elle est déjà largement utilisée sous les
capots moteurs de différentes Lotus dont l'Eclat, mais aussi l'Excel, l'Esprit...
Un beau pedigree pour la populaire Sunbeam. |
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